Un été utile sur l’île de Kerlaouen
Pas de vacances à la plage pour Maëlle, Lucas et Inès : cet été, ils ont passé deux semaines comme bénévoles sur une petite île bretonne.
Carte simplifiée de l’île de Kerlaouen
1 L’île de Kerlaouen se trouve à 6 kilomètres de la côte bretonne, et la traversée en bateau dure 25 minutes. Actuellement, 180 personnes habitent sur l’île toute l’année, mais en juillet et en août, il y a jusqu’à 2 000 touristes par jour. Cet été, 24 jeunes de 15 à 17 ans sont venus aider les habitants. Ils n’étaient pas payés : ce sont des bénévoles. Mais ils étaient logés et nourris par une association locale, Les Amis de Kerlaouen.
2 Chaque matin, les bénévoles ont participé au nettoyage des plages. Maëlle, 16 ans, explique : « Quand j’étais au collège, je passais tous mes étés devant un écran. Cette année, j’avais envie de faire quelque chose d’utile. En dix jours, nous avons ramassé 400 kilos de déchets, surtout du plastique. »
3 Au nord de l’île, les dunes sont une zone très sensible : si on marche dessus, les plantes meurent et le vent emporte le sable. Des espèces de plantes très rares poussent ici. Les goélands, de grands oiseaux blancs et gris, font aussi leurs nids dans les dunes.
4 Lucas, 17 ans, est nageur dans un club de natation à Brest. Sur l’île, il a aidé le maître-nageur de la grande plage. « Je sais nager depuis l’âge de 5 ans, mais ici, j’ai appris à surveiller la mer. L’année prochaine, je vais passer mon diplôme de secourisme. »
5 Inès, 15 ans, travaillait l’après-midi dans la seule librairie de l’île. Elle rangeait les livres et elle organisait des lectures pour les enfants des touristes. Le soir, les pêcheurs du port racontaient aux jeunes l’histoire du vieux phare : sa lumière guide les bateaux la nuit depuis 1880. « Je voulais rester une semaine de plus ! » dit Inès.
6 Et l’été prochain ? L’association accueillera 30 bénévoles. Ils planteront 500 arbres dans la petite forêt de l’île et ils répareront les chemins pour les randonneurs. Pour participer, il faut avoir au moins 15 ans et envoyer une lettre de motivation avant le 31 mars. Lucas, lui, a déjà décidé : « Je reviendrai, c’est sûr ! »